Communiqué | En réaction au reportage d’enquête sur l’industrie forestière

St-Faustin, le mardi 16 mars 2021 – Groupe Crête dénonce avec véhémence le désolant portrait dépeint de l’industrie forestière dans le cadre d’une émission réalisée par l’équipe d’Enquête sur les ondes de Radio-Canada. Du titre trompeur aux propos suspicieux, en passant par des témoignages douteux, le profane retiendra de ce reportage que nos opérations sont néfastes pour l’environnement et la faune et que bien peu de progrès ont vu le jour depuis l’Erreur boréale et les recommandations de la Commission Coulombe qui s’en est suivi.

Sur ce dernier point, c’est sans gêne que nous affirmons haut et fort notre fierté en ce qui a trait aux façons de faire évolutives de notre industrie. Nous y reviendrons plus loin.

De plus, selon certains témoignages, il semble que l’industrie s’en met plein les poches grâce à des pratiques frauduleuses. Ainsi, présumément, les volumes de bois déclarés par les entreprises forestières sont nettement inférieurs aux volumes de bois qu’elles ont réellement récolté. Ce genre d’allusion, sans fondements valables, est carrément inacceptable. Tel qu’en faisant mention le Président-directeur-général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) M. Jean-François Samray, si quelqu’un à des preuves ou des faits à rapporter, qu’il le fasse sans attendre à la police où aux autorités compétentes.

Ce dont le reportage ne parle pas…

Les opérations forestières d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles d’il y a 20 ans, ne seraient-ce qu’au niveau des lois et des règlements qui les encadrent. De plus, nos pratiques sont parmi les plus avant-gardistes au monde. Nos moindres actions sont guidées par le raffinement des connaissances scientifiques et biologiques. Nous profitons également des nombreuses avancées technologiques qui viennent raffiner la justesse de nos opérations. Mais l’élément le plus important à soulever, c’est que nous disposons d’employés spécialisés et compétents qui ont à cœur d’agir de façon responsable dans le but de préserver durablement la ressource forestière.

Concernant ce dernier élément, saviez-vous que Groupe Crête a pris l’engagement en 2008 d’appliquer les critères permettant d’obtenir la certification FSC pour ses territoires de coupe ? À titre informatif, cette certification veille à la protection des habitats fauniques, du respect des droits des peuples autochtones ainsi que des travailleurs dont le métier est en lien avec la forêt. Également, la certification FSC encadrent la gestion forestière en ce qui a trait à la protection de l’environnement ainsi que des milieux culturels.

Chaque année, les auditeurs de FSC viennent s’assurer que nos pratiques sont conformes aux critères et aux conditions reliés au maintien de cette certification. Pour se faire, ils se déplacent en forêt afin de recueillir une multitude de données qui leur permettront d’analyser la rectitude de nos pratiques. Ils en profite pour rencontrer les intervenants du milieu qui agissent en tant que représentants des autres usagers de la forêt. La qualité de nos relations avec eux fait également l’objet d’une validation de leur part. Bref, nous sommes fiers d’avoir mobiliser tous ceux et celles qui sont associés de près ou de loin la réalisation de nos opérations forestières vers le respect des bonnes pratiques.

Avec ce qui précède, vous comprenez qu’avec les énergies et les investissements que nous avons consacrés à améliorer nos opérations afin de se conformer aux exigences de la certification FSC, nous ne pouvons accepter qu’un reportage laisse présumer que les pratiques forestières n’ont pas progressées depuis 2004, année de la publication de la Commission Coulombe. D’autant plus que c’est l’industrie entière qui a modifié ses pratiques.

Le reportage ne parle pas n’ont plus de l’exceptionnelle contribution de l’industrie forestière à la réduction des gaz à effet de serre. Il est silencieux également en ce qui a trait à tous les produits essentiels qui sont fabriqués à partir du bois et qui rendent notre quotidien plus agréable. Il s’exempte de mentionner l’important impact environnemental occasionné par le remplacement du bois par d’autres matériaux présentant une empreinte environnementale majeure.
Le reportage laisse entendre que l’industrie forestière est largement subventionnée par les fonds publics. Certains pourraient même en déduire que notre secteur forestier est un poids pour l’économie québécoise. Pourtant, l’industrie forestière compte plus de 61 000 emplois répartis dans 250 municipalités. C’est également un important créateur de richesse avec près de 11 milliards de dollars provenant des exportations de bois et un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de plus de 20 milliards de dollars.

« Alors, que vous soyez ingénieur ou technicien forestier, camionneur, opérateurs d’un équipement forestier, mesureur, employé dans une scierie, levez-vous et soyez fier de faire partie d’une aussi belle industrie. Rassurez-vous ! La contribution et la rigueur de votre travail est aux antipodes de ce qui a été présenté dans ce reportage. Nous vous en remercions sincèrement. Vous faites la différence! » a tenu à conclure le président du Groupe Crête M. Sébastien Crête.

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Source : Martin Scallon, vice-président affaires publiques et communication
Groupe Crête
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